La Nature Magique des Croyances

Soyez prudent avec ce que vous croyez!
Ce que vous croyez va agir comme prophétie auto-organisatrice !

Qu’est-ce qu’une croyance ?

C’est une pensée qui est incluse dans un cadre de confirmation de la réalité.
Lorsque nous incluons une pensée dans une confirmation de la réalité, nous
créons un phénomène de l’esprit que nous appelons une « croyance ». Et lorsque
nous créons une croyance, nous ne pensons pas seulement à quelque chose,
mais nous le traitons comme réel, comme vrai. Nous lui attribuons un sens de
réalité.
Alors avec une croyance, avec n’importe quelle croyance, nous considérons en
fait la première pensée comme vraie. Et pour faire cela nous cadrons cette
pensée avec une pensée d’un niveau supérieur qui devient un contexte (un
contexte mental) pour définir comment interpréter la première pensée.
Ensuite, ayant fait cela, nous pouvons commencer à expérimenter le contenu de
notre croyance comme étant réel.
« Quel est le coeur des croyances? » Nous construisons la « réalité ». Nous
créons notre propre sens intérieur de ce qui est vrai et de ce qui ne l’est pas à
travers les croyances que nous inventons ou adoptons.

Une perspective de réalité

C’est là que sont les croyances. Dans la création des croyances, nous appliquons
sur nos pensées un plus haut niveau de pensées-et-ressentis de divers aspects
de réalité.
C’est en appliquant ce genre de pensées-ressentis sur nos idées que nous créons
des croyances :
« C’est vrai ».
« C’est la réalité. »
« C’est ainsi. »
« Ce X est la signification de ce Y. »
« Cela existe. »
« Cela fonctionne ainsi. »
« Ce X mène à ce Y. »
De cette manière, nous créons des croyances à propos de ce qui est (ce qui
existe), comment fonctionnent les choses de ce monde, la manière dont nous et
les autres fonctionnons et la signification des choses – ce qui est important (nos
valeurs), ce qui nous motive (intentions, objectifs) et quoi ressentir ou
expérimenter (émotions).
Ces cadres de réalité à propos de nous, des autres, du monde, ce que existe, de
ce qui cause ceci, etc. décrivent comment nous confirmons nos pensées.
Nous confirmons que nos pensées sont légitimes, réelles et vraies. Et c’est ce
processus de confirmer et valider qui engage et élève nos pensées au niveau de
croyances.
Les pensées sont au premier niveau – juste des représentations dans notre esprit
des choses. Les croyances sont de second niveau : des pensées à propos de ces
premières pensées. Ainsi nous créons aussi des croyances à propos de nos
croyances.
Les pensées nous donnent seulement des idées – du contenu informatif à propos
des choses.
Mais nous pouvons interpréter ou non ces pensées comme vraies ou valides.
Nous pouvons penser que nos pensées sont fausses, irréelles, de la fantaisie, de
la fiction, des mythes, etc. Ces secondes pensées à propos des premières nous
permettent de ne pas utiliser les premières pour diriger notre vie. Nous n’agirons
pas en fonction de ces idées. Elles ne réfèrent pas à quelque chose de vrai pour
nous. Ces cadres nous empêchent de les considérer comme vraies et d’y croire.

Orientées vers l’action

C’est lorsque nous « croyons » à une idée que nous agissons en fonction de cette
idée comme carte légitime de la réalité. Nous cadrons cela comme vrai, réel,
légitime et ainsi nous agissons comme si cela l’était. Toutes les croyances ont
cette qualité de « comme si » précisément parce que les croyances ne sont pas
des pensées empiriques mais opèrent depuis un second niveau par rapport à nos
premières pensées à propos du monde empirique.
C’est pourquoi les croyances n’ont pas à être vraies, réelles, appropriées ou
empiriques pour agir en tant que telles. Nous croyons tous à des choses qui ne
sont pas vraies. Certaines nous blessent et nous limitent, certaines nous aident.
« Avez-vous compris cela? » Les croyances n’ont pas à être vraies, appropriées,
réelles ou empiriques pour qu’on y croit. C’est étonnant !
Aussi, nous pouvons croire et nous croyons beaucoup de choses que nous ne
pouvons pas « prouver ».
Nous ne « croyons » pas aux choses empiriques – que l’on peut voir, entendre,
toucher et mesurer. Au niveau primaire les choses sont des faits bruts sur
lesquels tout le monde peut s’accorder. Les choses empiriques sont simplement
acceptées comme existantes. Même quelqu’un qui ne croit à rien reconnaîtra
cela. Si quelque chose ne peut pas être mesuré ou vu, ce n’est pas un fait brut,
mais un fait du domaine des croyances.
Quand nous croyons quelque chose, nous pensons que nous avons suffisamment
de « preuves » pour agir en fonction de notre croyance. Nous vivons nos vies
avec des milliers de croyances seulement parce que nous devons nous définir
comment sont les choses afin de pouvoir agir comme nous le faisons. Autrement
nous ne pourrions pas agir.
Chaque jour nous faisons des actions en croyant que nous allons être capable de
faire quelque chose, que ce que nous faisons est important et que nos actions
nous permettrons d’obtenir les résultats que nous attendons, des résultats qui
feront une différence dans notre vie ou celle des autres. Nous ne sommes pas
certains de cela mais nous agissons avec la croyance que c’est possible.

Toutes les couches multiples de croyances

Tout cela met en évidence que dans le fonctionnement des croyances, il y a
différents degrés de conviction, différents niveaux de croyances. Certaines
croyances sont à un niveau des faits bruts, d’autres sont à plusieurs niveaux au
dessus. Nous avons effet aussi des croyances à propos de nos croyances. Nous
pouvons aussi croire que nos croyances sont plus ou moins valides. Cela amène
à la force d’une croyance.
« Comment êtes-vous convaincu de cela? »
« Avez-vous un doute à propos de cela? Ce doute va-t-il vous stopper? »
« Est-ce que votre croyance est suffisamment forte pour que vous puissiez agir
d’après elle? »
« Quoi d’autre avez-vous besoin de croire pour pouvoir agir d’après cette
croyance? »
« Quelle serait la croyance la plus puissante qui renforcerait suffisamment votre
première croyance? »
Les croyances sont des cadres de haut niveau ou méta-états à propos de nos
pensées et idées qui cadrent et imbriquent nos pensées dans une validation et
une confirmation. Les croyances créent alors nos cadres de conviction. Avec les
croyances, nous voyons le contenu de ces idées que nous validons à un niveau
supérieur comme vraies, réelles et valides. Les croyances gouvernent notre
représentation du monde de ce qui est vrai.
Nous ne croyons jamais à ce qui n’est pas vrai pour nous. Si vous pensez que
quelque chose n’est pas ainsi, n’existe pas ou n’est pas vrai, alors vous ne
pouvez pas y croire. Cela ne gouvernera pas vos actions et ne mobilisera pas
votre système corps-esprit.
Au contraire vous pourrez croire que ce n’est pas ainsi, et ainsi vous empêchez
cette idée de devenir une croyance qui guiderait votre neurologie.

La magie de l’auto-organisation

Tout cela crée la nature de prophétie auto-organisatrice des croyances. Ce que
vous croyez, vous allez tendre à le voir, l’entendre et l’expérimenter.
S’il est possible de rendre quelque chose « réel » c’est parce que votre croyance
mobilise votre système corps-esprit ainsi. Bien sûr, chaque croyance ne peut pas
faire cela. Vous pouvez croire fermement que vous pouvez voler comme
superman mais sans mécanisme pour cela dans votre neurologie (comme pour
un oiseau), votre système corps-esprit ne pourra pas mettre en application cette
croyance, qui ne guidera pas votre neurologie.
Les croyances créent des prophéties auto-organisatrices car une commande est
« une commande pour le système nerveux » (Richard Bandler) à propos de ce
qui est vrai et comment agir. Si vous croyez que quelque chose est dangereux
pour votre bien-être, cette croyance va commander votre neurologie pour rendre
vraie cette croyance à l’intérieur de vous. Cela va organiser les messages dans
vos idées et pensées de manière à ce que votre système nerveux soit informé de
ce qu’il se passe et puisse mobiliser des ressources pour gérer la situation.
C’est pour cela que le système «fight/flight » (combat/fuite, de notre cerveau
reptilien) est activé avec les réponses correspondantes dans notre cerveau et
notre corps.

Des Pouvoirs Créateurs

La nature de prophétie auto-organisatrice des croyances donne à la fois des
pouvoirs et des problèmes. Des croyances comme par exemple que l’on peut
apprendre, que les autres ont des ressources, que les êtres humains sont
fondamentalement bons, etc. nous permettent de créer de nouvelles réalités en
nous.
Que les choses soient ainsi fondamentalement ou pas, c’est ainsi qu’elles
deviennent pour nous par nos croyances. Mais nous pouvons aussi croire en des
choses qui nous sabotent et diminuent la qualité de notre vie. Si nous croyons
que nous ne valons rien, que nous n’arriverons jamais à rien, que nous ne
méritons pas de réussir, que les autres sont cruels et veulent nous faire échouer,
etc. de la même manière nous créons en nous ces réalités toxiques.
Psychologiquement, le principe général est que la vie fonctionnera pour vous
comme vous croyez qu’elle fonctionnera pour vous. Et cela devient encore plus
vraie pour vos croyances à propos de vos croyances, pour les plus hauts niveaux
de croyances qui gouvernent votre système.
C’est par vos croyances que vous créez votre sens de la réalité, vos cartes
internes à propos des choses, et de là vous créez votre expérience de la réalité.
Les croyances nous dotent de pouvoirs créateurs pour notre bonheur ou notre
malheur.

La structure du fanatisme

Les croyances sont importantes à tous les niveaux. Et notamment lorsque nous
croyons en la validité de nos croyances. Faire cela ferme notre esprit à voir des
contre exemples à nos croyances. On devient alors tellement certain de nos
croyances, tellement confiant et convaincu de nos croyances que l’on peut à ce
niveau ne même plus reconnaître que ce sont des croyances. On peut dire alors
« ce n’est pas une croyance, je le sais. » Et à ce stade nous nous déplaçons vers
le fanatisme.
En cela, croire est une chose, mais croire en l’exactitude de nos croyances est
tout autre chose. Cela cause des dommages sémantiques car cela diminue notre
esprit. Cela ferme notre esprit. Cela prend une croyance centrale pour colorer le
monde et nous empêche de détecter les erreurs et d’effectuer des corrections. Et
c’est vrai pour tout croyance théologique, philosophique et même pour les
croyances scientifiques à propos des choses.

Aller à travers les croyances

« Alors est-ce qu’une croyance forte, fanatique peut être brisée? » « Peut-on
aller au travers? » « Comment cela peut-il se produire? »
Cela arrive typiquement quand la vie ne fonctionne pas en accord avec nos
croyances.
Maintenant, généralement, la vie semble fonctionner en accord avec nos
croyances à moins que, ou jusqu’à ce que quelque chose s’introduise dans notre
vie d’une manière qui empêche nos croyances de s’auto-valider et de s’autorenforcer
elles-mêmes. C’est dans ces moments que la réalité nous heurte et que
nous commençons à reconsidérer les choses.
Au même moment, la plupart d’entre nous travaillent fermement pour se
protéger de cela. Nous nous assurons que la réalité ne vienne pas s’introduire
dans notre système en évitant les expériences qui vont à l’encontre de nos
croyances et les personnes ou les livres qui pourraient questionner nos
croyances. C’est pour cela que nous favorisons les personnes qui croient ce que
nous croyons, que nous lisons les livres et magasines en accord avec nos points
de vue, que nous évitons les expériences qui requièrent de nouvelles croyances,
etc.
Nous cherchons des personnes, des livres, des informations qui renforcent nos
croyances actuelles. La nature auto-organisatrice de nos croyances nous dirige
vers ce type de comportement.
Ceux qui croient tellement en quelque chose peuvent devenir tellement certains,
absolus et fanatiques. Ils ferment toute possibilité de s’être trompé.
Voici la question que je pose aux personnes qui frappent à ma porte et arrivent
dans ma vie qui sont absolument confiants.
« Pourriez-vous avoir tord? Est-ce une possibilité? Si vous pouvez avoir tord alors
venez et nous pourrons discuter, si vous ne pouvez pas avoir tord alors allez et
faites-vous plus d’expériences. »

La confirmation du biais créé par nos croyances

S’il n’y a pas de possibilité que la personne se trompe alors la personne doit
fermer les portes de son esprit aux informations contradictoires. Pourquoi cela?
Lorsqu’ils sont devenus de « vrais croyants », pour utiliser les termes d’Eric
Hoeffer, ils sont devenus fanatiques. Ils ne peuvent plus voir que ce que leurs
croyances leur permettent de voir. En cela, les croyances aveuglent l’esprit de
manière à ce qu’une personne soit aveugle à toute information qui diffère de
leurs points de vue.

La création des croyances

C’est parce qu’une pensée n’a pas à être vraie ou réelle ou légitime pour qu’on y
croit que nous pouvons croire à des choses fausses, irréelles, blessantes,
toxiques, limitantes et malsaines.
Cela fait de la qualité de nos croyances quelque chose d’important. Cela met en
avant notre responsabilité pour choisir des croyances ressources, bonnes pour
nous et qui soutiennent notre développement et notre épanouissement
personnel, améliorant nos relations avec les autres et avec le monde.
Ultimement personne n’est responsable de nos croyances, à part nous-même.
Parce que vous et moi avons le pouvoir de créer nos croyances pour nous-même.
Et quel est ce pouvoir qui crée une croyance? Le pouvoir de confirmation.
Nous confirmons les pensées et elles deviennent des croyances.
Ces croyances deviennent des commandes pour notre système nerveux et
définissent des systèmes auto-organisateurs.
« Comment utilisez vous votre pouvoir de créer et de détruire des croyances? »
« Etes-vous capable de décommissioner des croyances limitantes qui vous
sabotent? »
« Savez-vous comment identifier une croyance limitante et la retirer de votre
système? »

La structure des croyances et des preuves

Une fois que vous connaissez la structure d’une croyance : un cadre de
confirmation de réalité d’une pensée, alors déconfirmer une croyance actuelle et
confirmer une nouvelle croyance vous donne une manière élégante et rapide de
changer de croyances. Comment? Dites « Non » à l’ancienne croyance et « Oui »
à la nouvelle de manière à enrichir vos réponses aux événements du monde.
« Oui » et « Non » constituent la structure des cadres qui génèrent la
confirmation ou la non-confirmation de réalité d’une pensée.
Dire « Oui » à une pensée va soudainement la transformer en une croyance.
Nous devons dire oui de manière répétée et intense.
« Oui je veux croire cela! Oui, cela va améliorer ma vie. Oui ce sera bon pour
moi. Oui je commence à croire cela. »
Le « Oui » confirme. Le « Oui » accueille une idée dans notre esprit et nous
permet de commencer à y croire. Lorsque nous disons « Oui » à cela pour plus
de raisons cela engage les plus hauts niveaux de notre esprit à venir avec des
compréhensions et des raisons pour croire à cela.
Les croyances sont comme cela, elles nécessitent des raisons pour être validées.
La manière lente de créer une croyance est de travailler avec un contenu.
Identifier un contenu spécifique à propos de quelque chose qui permette de la
valider. Nous pouvons valider une idée en donnant à une autre personne des
raisons d’y croire. Cette approche met la croyance comme dépendante de la
qualités des raisons ou de la logique des raisons et de comment cela peut
s’intégrer dans le système actuel de croyances de la personne.
Si la nouvelle croyance ressemble à l’existant dans le Matrice de croyances de la
personne et que cela a du sens et correspond à la manière de raisonner de la
personne (sa logique) alors la nouvelle croyance peut venir et être acceptée
facilement.
Inversement, le moins la croyance correspond à la philosophie de vie de la
personne, ses idées et croyances actuelles et le plus cela diffère de la manière de
penser, le moins cette croyance aura du sens et ainsi le plus il sera difficile de
l’installer.
C’est pour cela que la manière longue et lente et difficile de changer des
croyances est d’argumenter, de persuader ou d’essayer de raisonner. Cette
approche par le contenu est celle que la plupart d’entre nous utilisons pour tenter
de changer des croyances.
L’approche structurelle est de dé-confirmer l’ancienne croyance et de nettoyer
l’espace mental et émotionnel rempli par l’ancienne croyance avec un « Non » et
de valider et confirmer une nouvelle croyance avec un « Oui ».
Une fois cela accompli alors les plus hauts niveaux de compréhension de la
personne vont s’auto-organiser pour trouver des raisons de soutenir la nouvelle
croyance dans le système. Et cela se produit la plupart du temps en dehors de
notre conscience.
« Quel est le cadre par implication dans l’approche structurelle? »
Que nos croyances sont imbriquées dans des cadre supérieurs, de niveaux en
niveaux. Ainsi là où il y a une croyance, il y a au dessus des cadres par
implication à un niveau supérieur qui soutiennent cette croyance. Ce sont des
prémisses, des présupposés, des paradigmes depuis lesquels nous opérons, pour
la majorité inconsciemment.
Alors lorsque nous confirmons une nouvelle pensée de manière à créer une
nouvelle croyance, les plus hauts niveaux, les niveaux les plus hauts de nos
compréhension, nos principes, etc. vont soutenir notre nouvelle croyance.
Vous pouvez voir cela chez les autres lorsqu’ils « justifient » leurs croyances avec
des raisons légitimes ou non. Ce n’est pas le contenu de ce qui justifie qui crée la
croyance, mais le processus de justifier et de trouver ou de créer des raisons qui
soutiennent la croyance à un niveau supérieur.
Les « preuves » sont dans l’esprit de celui qui a la croyance. Qu’est-ce qui
« prouve » une croyance pour vous? Qu’est-ce qui lui donne de la valeur pour
que vous y croyez? Pour beaucoup de gens, la crédibilité vient du nombre de fois
qu’ils entendent quelque chose, de l’intensité émotionnelle, de ce qu’ils lisent
dans un livre, de ce que dit un expert, de statistiques, que cela semble
pragmatique, ou du fait que ce soit une référence dans un groupe donné.
Toutes sortes de choses peuvent servir à « prouver » une croyance. Encore une
fois, ce n’est pas le contenu qui est la preuve, mais le fait que nous validons ou
« prouvons » quelque chose en disant « oui » à cette pensée. C’est le processus
de prouver qui crée la « preuve » et la croyance.
« Qu’est-ce qui arrive à vous convaincre? »
« Etes-vous facilement convaincu des choses ou avez-vous tendance à résister à
être convaincu? »
« Etes-vous automatiquement convaincu et donnez-vous à tout le bénéfice du
doute? » « Etes-vous naïf? » « Etes-vous sceptique? »
Parce que les « preuves » peuvent consister à toutes sortes de choses, ce qui
peut convaincre une personne peut ne pas en convaincre une autre. Ce qui est
une preuve pour quelqu’un peut ne pas persuader quelqu’un d’autre. Ce qui est
une preuve pour l’un peut laisser complètement sceptique les autres.
Ce n’est pas le contenu de la preuve qui fait la magie de créer une croyance,
mais la présence de quelque chose qui pour une personne sert de « preuve ».

Croire en quelque chose

Nous sommes tous croyants en quelque chose. Certains croient à une intelligence
supérieure appelée Dieu, d’autres croient qu’il n’y a pas de Dieu. Tous sont
croyants. Personne n’a de preuve, chacun appelle toute sorte d’évidences qui
pour eux permettent d’être convaincu. Mais tous croient.
Nous devons croire et nous croyons à des milliers de choses. Alors étant une
personne qui possède un ensemble de croyances, le choix que nous avons est
que soit nous croyons de manière absolue à nos croyances, soit nous les
reconnaissons comme une carte de représentation du monde qui est faillible,
soumise à l’erreur et ouverte à des correction et des raffinements.

Conclusion

Les croyances sont des choses magiques, elles sont des pensées mais elles sont
aussi plus que des pensées. Les croyances constituent la Matrice de notre esprit :
comment nous comprenons les choses, comment nous leur donnons du sens, et
comment nous fonctionnons à l’intérieur de notre système corps-esprit pour
créer de l’énergie, des émotions et des actions.
La magie des croyances est que cela commande notre Neuro-Sémantique en
incorporant nos idées à l’intérieur de notre neurologie.
La magie des croyances peut aussi être vue dans leur nature auto-organisatrice :
comment elles colorent notre monde et nous aveuglent.

Ecrit par Michael Hall, Ph.D. (USA) créateur de la Neuro-Sémantique